Incendies au Chili : un troisième suspect interpellé dans le sud du pays
Un troisième suspect a été interpellé jeudi par la police chilienne, soupçonné d'avoir provoqué volontairement des incendies dans le sud du pays ravagé par des feux meurtriers depuis six jours.
Selon le gouvernement, ces incendies ont fait au moins 21 morts et quelque 20.000 sinistrés. Les pompiers luttent contre les flammes dans les régions de l'Auracanie, le Ñuble et le Biobio, où la grande majorité des victimes a été recensée.
Dix-neuf foyers sont toujours actifs dans les trois régions, selon l'organisme public de gestion des catastrophes (Senapred).
A l'aube, la police a interpellé le suspect alors qu'il allumait un feu dans une zone forestière de Punta de Parra, une localité d'environ 3.000 habitants entourée de forêts d'eucalyptus.
"Le sujet était en possession d'un briquet et d'une matraque télescopique", a indiqué la police dans un communiqué.
Deux autres suspects ont été arrêtés entre lundi et mercredi, l'un dans le Biobio, rapidement relâché, l'autre dans l'Araucanie.
Les autorités privilégient la piste d'actes volontaires.
"C'est de la pure méchanceté, juste pour faire du mal, il n'y a pas d'autre explication", a déclaré à l'AFP Felicia Lara, 68 ans, une habitante de Punta Parra, dont la maison a été entièrement détruite, comme une grande partie de la localité.
Les fortes températures de l'été austral, combinées à des vents puissants, ont favorisé la propagation des flammes. Des villages entiers ont été détruits.
En février 2024, plusieurs incendies s'étaient déclarés aux abords de Viña del Mar, à 110 km de Santiago, faisant 138 morts. Des enquêtes ultérieures ont déterminé que des pompiers et des gardes forestiers avaient volontairement déclenché les feux.
F.Fuentes--ECdLR