El Comercio De La República - Milan Cortina referme la page des Paralympiques, bilan "frustrant" pour les Bleus

Lima -
Milan Cortina referme la page des Paralympiques, bilan "frustrant" pour les Bleus
Milan Cortina referme la page des Paralympiques, bilan "frustrant" pour les Bleus / Photo: JEFF PACHOUD - AFP

Milan Cortina referme la page des Paralympiques, bilan "frustrant" pour les Bleus

Après plus de 10 jours de compétition, sans incident majeur malgré le retour contesté de la Russie sous son drapeau, Milan Cortina referme dimanche le chapitre des Jeux paralympiques, où les Bleus n'ont pas atteint leurs objectifs de médailles.

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Au coeur du stade olympique de Cortina, la cérémonie de clôture a débuté dimanche soir, laissant place au "souvenir italien", et à Dergin Tomktak, danseur allemand du Cirque du Soleil pour débuter la soirée.

Le "souvenir" sera peut-être en partie mitigé pour les Bleus, d'un point de vue sportif. Alors que l'ambition était de finir dans le Top 4, avec environ 18 podiums, le bilan est en deçà des attentes avec 12 médailles, dont quatre en or, et une sixième place générale. C'est "frustrant", a jugé la présidente du Comité paralympique tricolore, Marie-Amélie Le Fur.

Le tableau des médailles est dominé par la Chine, comme il y a quatre ans à Pékin, où sa puissance dans les sports d'hiver avait éclaté au grand jour. Elle devance les Etats-Unis et la Russie, de retour sous son drapeau et hymne pour la première fois depuis 2014 et qui totalise huit titres.

Un retour, acté en partie en septembre dernier - avec celui du Bélarus - et qui a fait l'objet de la colère de l'Ukraine et d'autres pays européens. Il n'a cependant fait l'objet d'aucun incident majeur en Italie, bien que son hymne ait résonné à huit reprises.

- "Pressions" -

Il y a quelques jours, après la victoire du duo russe composé d'Anastasiia Bagiian et de son guide Sergei Siniakin dans l'épreuve féminine de sprint de ski de fond (catégorie déficients visuels), la fondeuse allemande Linn Kazmaier et son guide Florian Baumann ont tourné le dos au drapeau russe en guise de protestation.

Le ministre russe des Sports, Mikhaïl Degtiarev, a qualifié samedi ce geste de "consternant" et "antisportif" et estimé qu'il s'agissait d'un "incident isolé" émanant d'une "minorité" déterminée à boycotter la Russie.

De son côté, le comité ukrainien s'est plaint de voir ses athlètes subir des "pressions" de la part de l'IPC (le comité paralympique international) et du comité organisateur, entre drapeau déplacé dans le village et demande faite à la championne paralympique de biathlon Oleksandra Kononova de retirer sur le podium des boucles d'oreilles sur lesquelles étaient inscrites "Stop à la guerre".

Lors de la cérémonie d'ouverture, le 6 mars, à Vérone, plusieurs comités paralympiques avaient boycotté la soirée. Dimanche, à l'occasion d'une conférence de clôture, l'IPC a précisé qu'"aucun comité n'avait indiqué ne pas s'y rendre pour des raisons politiques".

Plusieurs pays ont en tout cas prévu de ne pas y prendre part, notamment l'Ukraine, selon la liste des porte-drapeaux communiquée la veille.

- Place aux Alpes françaises -

L'avant-Jeux avait par ailleurs été marqué par l'absence dans les derniers instants de l'Iran, son seul athlète, le fondeur Aboulfazl Khatibi Mianaei, n'ayant pu voyager en Italie compte tenu de la guerre au Moyen-Orient.

Dimanche soir, le pays hôte passera le flambeau à la France, chargée d'organiser la prochaine édition en 2030, dans les Alpes.

Comme pour les Jeux olympiques, le dévoilement de la carte définitive des sites, répartis entre les régions Provence-Alpes-Côte d'Azur et Auvergne-Rhône-Alpes, est attendu pour juin prochain.

"Les Jeux en Italie sont les premiers à être aussi éclatés et les Alpes-2030 seront sur ce modèle-là donc nous devrons être attentifs", avait déclaré en janvier Marie-Amélie Le Fur.

Entre "expérience des athlètes", "stratégie de billetterie" ou question de l'accessibilité de la montagne, la France aura encore quatre ans pour préparer ses Jeux. Elle pourrait aussi connaître le retour des athlètes du sport adapté (en situation de handicap mental), privés de Jeux paralympiques d'hiver depuis 1998.

G.Rivera--ECdLR