El Comercio De La República - La Bourse de Paris termine dans le vert, soulagée sur le Groenland

Lima -
La Bourse de Paris termine dans le vert, soulagée sur le Groenland
La Bourse de Paris termine dans le vert, soulagée sur le Groenland / Photo: ERIC PIERMONT - AFP/Archives

La Bourse de Paris termine dans le vert, soulagée sur le Groenland

La Bourse de Paris a fini en solide hausse jeudi, soulagée par la levée des menaces douanières de Donald Trump contre certains pays européens, dont la France, qui s'opposaient à l'annexion du Groenland par les États-Unis.

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Le CAC 40 a pris 0,99% à 8.148,89 points, soit une hausse de 79,72 points. La veille, l'indice vedette parisien avait fini proche de l'équilibre (+0,08%) à 8.069,17 points.

"La perception des investisseurs s'est amélioré, après la décision de Donald Trump de reculer sur la question des droits de douane, dans le dossier du Groenland", relève Patrick Munelly, de Tickmill Group.

Après des semaines de déclarations agressives, le président américain a subitement annoncé mercredi au forum économique de Davos "le cadre d'un futur accord" sur le Groenland, conclu lors d'une réunion avec le chef de l'Otan, Mark Rutte.

Il a notamment levé ses menaces douanières contre les États européens, dont la France, qui s'opposaient à sa volonté d'annexer le territoire arctique, et exclu toute intervention militaire.

"Le TACO a sauvé la journée pour l'instant", a tranché Fawad Razaqzada, de Forex.com. L'acronyme, signifiant "Trump Always Chickens Out", c'est-à-dire "Trump se dégonfle toujours", s'est répandu sur les marchés pour souligner les multiples revirements du président américain.

Peu de détails ont en revanche filtré concernant cet l'accord.

Une source au fait des discussions entre les deux hommes a assuré à l'AFP que les États-Unis et le Danemark allaient notamment renégocier leur accord de défense sur le Groenland datant de 1951.

En France, le Premier ministre Sébastien Lecornu a engagé mardi la responsabilité de son gouvernement sur la partie recettes du budget de l'État pour 2026, premier d'une série de trois 49.3 qui devrait permettre la promulgation du texte avant la mi-février, sauf censure.

Du côté du marché de la dette, le taux d'intérêt de l'emprunt français à échéance dix ans a atteint 3,51%, contre 3,54% la veille. Il se rapprochait un peu de son équivalent allemand, référence en Europe, qui a lui atteint 2,88%, au même niveau que la veille.

Côté valeurs, le titre d'Ubisoft s'est écroulé jeudi de plus de 39,83% à 3,99 euros à la Bourse de Paris, la plus forte baisse de son histoire, au lendemain de l'annonce par le géant français d'une réorganisation massive et de l'annulation de six jeux vidéo.

Empêtré dans des difficultés financières depuis plusieurs années, le groupe a annoncé mercredi la mise en œuvre d'une nouvelle organisation inédite pour être plus compétitif, au prix d'une nouvelle cure d'austérité.

Il prévoit désormais une perte opérationnelle d'un milliard d'euros sur son année fiscale 2025-2026, liée aux annulations de 6 jeux et au report de 7 autres, ainsi que le report de certains partenariats.

L.Navarro--ECdLR