El Comercio De La República - L'Iran attaque les pays du Golfe et Israël à la veille de l'expiration de l'ultimatum de Trump

Lima -
L'Iran attaque les pays du Golfe et Israël à la veille de l'expiration de l'ultimatum de Trump
L'Iran attaque les pays du Golfe et Israël à la veille de l'expiration de l'ultimatum de Trump / Photo: - - AFP

L'Iran attaque les pays du Golfe et Israël à la veille de l'expiration de l'ultimatum de Trump

L'Iran attaque de nouveau dimanche les pays du Golfe et Israël, à la veille de l'expiration de l'ultimatum de 48 heures donné par Donald Trump à Téhéran pour conclure un accord ou rouvrir le détroit d'Ormuz sous peine de "déchaîner les enfers".

Taille du texte:

Au 37e jour de la guerre déclenchée le 28 février par une offensive israélo-américaine contre l'Iran, le Koweït a annoncé que des attaques iraniennes contre deux centrales électriques et de dessalement de l'eau, ainsi que contre le complexe ministériel de la capitale, avaient causé de gros dégâts, sans faire de victime.

Plus tôt, l'armée iranienne, dans un message cité par l'agence Fars, avait menacé de s'en prendre aux infrastructures d'eau et d'énergie d'Israël et des pays du Golfe après des frappes israélo-américaines contre un site pétrochimique de la zone économique spéciale de Mahshahr, dans le sud-ouest de l'Iran.

Selon un haut-responsable iranien, ces frappes contre trois usines dans le secteur ont fait cinq morts et 170 blessés samedi.

Comme les autres pays du Golfe, le Koweït, qui héberge des installations militaires américaines, s'est retrouvé entraîné dans la guerre au Moyen-Orient. Le pays subit quasi-quotidiennement des attaques de drones et de missiles iraniens visant son aéroport international ou des camps des forces armées, entre autres.

Dans un communiqué transmis par l'agence officielle Irna, l'armée iranienne a dit viser des cibles militaires au Koweït ainsi que l'industrie de l'aluminium aux Emirats, qu'elle accuse de servir à produire des pièces pour les avions, les missiles et les blindés employés par les Etats-Unis.

- Frappes au Liban -

De son côté, Israël continue son offensive contre le mouvement pro-iranien Hezbollah au Liban, où les bombardements et les combats ont fait plus de 1.400 morts depuis début mars.

L'armée israélienne a annoncé samedi soir son intention d'attaquer le principal poste-frontière entre le Liban et la Syrie, celui de Masnaa, en accusant le Hezbollah de l'utiliser pour faire entrer des armes.

Une source de la sécurité libanaise à Masnaa a déclaré à l'AFP que "le poste-frontière est en cours d'évacuation à la suite de la menace israélienne". Côté syrien, les installations frontalières sont pratiquement désertes dimanche à l'aube, avec seuls quelques gardes encore en poste, selon un correspondant de l'AFP sur place.

Le président américain Donald Trump a pour sa part rappelé samedi que son ultimatum, lancé à l'Iran le 26 mars pour qu'il rouvre le détroit d'Ormuz sous peine de frappes contre ses centrales électriques, était toujours en vigueur.

"Vous vous souvenez quand j'ai donné 10 jours à l'Iran pour CONCLURE UN ACCORD ou ROUVRIR LE DETROIT D'ORMUZ. Le temps presse - 48 heures avant de déchaîner les enfers sur eux", a écrit samedi le président américain sur sa plateforme Truth Social.

Fixé par Donald Trump au "lundi 6 avril à 20H00, heure de Washington" (00H00 GMT mardi), l'ultimatum a été rejeté par le commandement militaire central iranien.

- "Enervée et stupide" -

"Le président américain agressif et belliqueux, après avoir subi des défaites successives, a entrepris, de façon impuissante, instable, énervée et stupide, de menacer les infrastructures et les biens" de l'Iran, a affirmé le général Ali Abdollahi, chef du commandement des forces armées iraniennes.

"Les portes de l'enfer vont s'ouvrir pour vous", a-t-il menacé.

Donald Trump a aussi publié un nouveau message dans lequel il assure que "beaucoup" de hauts responsables militaires iraniens ont été tués dans une "frappe massive à Téhéran", sans préciser quand cette frappe avait eu lieu.

Pendant ce temps, Téhéran et Washington continuent de chercher un des deux occupants du premier avion américain à s'être écrasé en Iran depuis le début de la guerre, dont on est sans nouvelles depuis vendredi.

L'armée iranienne a affirmé avoir abattu un chasseur-bombardier F-15E. Un des deux aviateurs s'est éjecté et a été exfiltré par des forces spéciales, le sort du second demeurant inconnu, ont rapporté des médias américains.

Ni le Pentagone ni la Maison Blanche, muets à ce sujet, n'ont confirmé à ce stade ces informations.

Depuis le début de la guerre, aucun soldat américain n'a été tué ni capturé sur le sol iranien, mais 13 ont péri au Koweït, en Arabie saoudite et en Irak.

burx-roc/gmo

G.Rivera--ECdLR