Ligue 1: "Mon doublé contre Paris a été le déclic", assure Panichelli à l'AFP
Le doublé au Parc des Princes contre le PSG (3-3) en octobre "a été le déclic pour que mon nom commence à résonner", assure l'Argentin de Strasbourg Joaquin Panichelli, qui retrouve dimanche le club champion d'Europe en L1, dans un entretien avec l'AFP.
De la neige fondue tombe sur une Meinau vide et Panichelli se penche vers la tribune pour montrer le virage où se masseront les ultras. "C’est là que je veux marquer !", dit l'avant-centre de 23 ans – 11 buts en Ligue 1 – à propos de son nouveau rendez-vous avec le champion d’Europe.
Question : Comment digère-t-on le fait d’être passé en quelques mois de la deuxième division espagnole à star de la Ligue 1 ?
Réponse : « Star quand même pas... Mais oui, au final, en très peu de temps, j’ai franchi des étapes qui prennent peut-être des années à d’autres joueurs. J'ai toujours eu confiance en mes qualités. Le passage à Mirandés (D2 espagnole) a été clé, on m’a donné 10 ou 15 matchs pour prendre confiance. J’avais besoin de cet espace pour me développer parce que je savais que j’avais les qualités. Je me préparais pour l’étape suivante et c’est ce que je fais aujourd’hui aussi ici. »
Q : Quelle est la clé de votre adaptation rapide à Strasbourg ?
R : « On m'a donné beaucoup de confiance. C’est un club en croissance, chaque match est un plaisir parce que le stade est toujours plein, c’est fondamental. Et nous avons un groupe très jeune, avec une très bonne ambiance. »
Q : Vous affrontez dimanche le PSG, contre lequel vous vous êtes illustré au Parc des Princes.
R : « Au final, on se prépare pour ces moments-là, pour affronter les meilleurs et être à la hauteur. Ce soir-là, c'est tombé sur moi et c’était peut-être le déclic pour que le nom de Panichelli commence à résonner en France et en Europe. »
Q : Vous considérez-vous comme un attaquant vintage, une espèce en voie de disparition ?
R : « Oui, j’aime ça. Mon profil sur le terrain va avec ce que je suis en dehors. J’aime les choses classiques, comme lire et le rock. Mais bon, j’essaie de combiner un peu ce style vintage avec les exigences de notre époque, qui demande beaucoup physiquement, beaucoup de volume de course. J’essaie d’avoir un mélange. Dans la surface, j’ai des armes pour marquer, je me débrouille du pied droit, du pied gauche, de la tête... et l’humilité pour accompagner l’équipe: si d’autres doivent briller et marquer, ça ne me pose aucun problème. »
Q : Quelles sont vos références ?
R : « Je regardais (Olivier) Giroud à l’époque d’Arsenal, (Karim) Benzema, un joueur de classe mondiale... Mais évidemment (Erling) Haaland est le prototype du numéro neuf de surface que tout le monde regarde pour s’améliorer et s’inspirer. »
Q : Comment s’est passé votre première avec l’Argentine, lorsque vous êtes entré à la place de Lionel Messi ? (Il a fait ses débuts en novembre contre l'Angola - 2-0)
R : « Représenter son pays, pour moi qui me sens tellement argentin, c’est un rêve. Pouvoir avoir au moins quelques minutes et remplacer Messi, c’était une folie, un rêve devenu réalité. »
Q : La Coupe du monde commence dans moins de cinq mois... Vous voyez-vous dans la liste de Lionel Scaloni ?
R : « Je dois continuer comme je le fais, ni plus ni moins. Au final, si l’on fait les choses bien, tôt ou tard, ce qui doit arriver arrive. Je ne veux pas me mettre cette pression parce qu’on risque de jouer autrement ou de faire des choses auxquelles on n’est pas habitué. »
P.Peña--ECdLR