El Comercio De La República - Ligue 1: à Lens, c’est roulez jeunesse

Lima -
Ligue 1: à Lens, c’est roulez jeunesse
Ligue 1: à Lens, c’est roulez jeunesse / Photo: Matthieu RONDEL - AFP/Archives

Ligue 1: à Lens, c’est roulez jeunesse

Dauphin du Paris Saint-Germain, auquel il pourrait recoller à un point en cas de succès dimanche contre la lanterne rouge Metz, Lens s’appuiera à nouveau sur des jeunes issus de sa formation.

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Contrairement aux saisons précédentes, des pépites du cru ont su faire leur trou et le club a repensé sa stratégie en la matière.

C’était un souhait depuis plusieurs saisons du propriétaire du club, Joseph Oughourlian, qui ne s’est jamais aussi bien concrétisé que cette année.

Pour repasser la marche avant en championnat devant Metz sur la pelouse de Bollaert-Delelis dimanche soir, les Sang et Or s’appuieront à nouveau sur des jeunes formés dans l'Artois: Ismaëlo Ganiou (20 ans, 17 matches) en défense centrale, Rayan Fofana (20 ans, 23 matches, 6 buts) devant ont tous deux été biberonnés au centre de formation de la Gaillette-Gervais Martel, redevenu une passerelle régulière pour l'équipe première.

Joseph Ourghourlian en a fait une priorité et Benjamin Parrot, l'actuel directeur général, a revu l’organigramme de la formation l’été dernier (en nommant en directeur David Ducourtioux) et misé sur une sélection plus drastique à l’entrée.

- La qualité avant la quantité -

Formateur dans l’âme, Pierre Sage a lui déjà utilisé cinq jeunes ayant fait leurs classes dans le bassin minier (Ganiou, Fofana, Bermont, Sylla, Antonio). "Ça a été plus rapide que je ne le pensais, analyse l’entraîneur lensois. D’une part parce qu’il y avait des besoins mais aussi parce qu’ils (les jeunes) ont envoyé des signaux assez forts."

Et puis il y a ces "opportunités", prolonge le technicien, saisies au bon, comme Ganiou, "un défenseur qui aime défendre et aime le duel", abonde l’arrière gauche Arthur Masuaku, qui a, d’une certaine manière, profité de la grave blessure de Jonathan Gradit en novembre dernier (fracture du tibia-péroné) pour être aligné et ne plus lâcher son strapontin.

- L’âge n’est plus un critère -

Depuis David Pereira Da Costa (2012-2025 à Lens), le "Petit prince de la Gaillette", aucun nom n’émergeait véritablement de la formation lensoise, malgré quelques apparitions de Tom Pouilly.

"Parfois on aligne cinq ou six (jeunes), insiste Pierre Sage, mais au-delà de l’âge, c’est la performance qui compte."

Et celle-ci est régulièrement à la hauteur, surtout au regard d’une saison où Lens bataille pour le titre en Ligue 1 et reste en course en Coupe de France.

"Les cadres ont permis à tous ces jeunes de s’intégrer rapidement", considère le latéral Matthieu Udol. "Isma (Ganiou) dégage une belle maturité sur le terrain à un poste pas simple, Rayan (Fofana), avec son insouciance, a été efficace même avec moins de temps de jeu."

A dix journées de la fin du championnat, la question de l'âge ne se pose plus pour Pierre Sage, car cette fringante nouvelle garde artésienne "connaît notre manière de jouer, l’état d’esprit que doit avoir notre équipe".

Ces joueurs, "tant qu’ils sont dans cette ligne là, ils seront alignés, qu’ils aient eu 20 ans hier ou 35 ans demain".

E.Mendoza--ECdLR