Euro de natation: les astres Curtis et Popovici à pleine vitesse
Au cours d'une soirée supersonique, l'Italienne Sara Curtis est allée chercher le record du monde du 50 m dos, tandis que David Popovici est sorti vainqueur d'une course de haute volée sur 100 m nage libre, mercredi aux Championnats d'Europe de natation de Paris.
Au troisième jour de compétition dans le bassin olympique de Saint-Denis, les Bleus n'ont en revanche pas ajouté de nouvelle médaille à leur compteur.
Peu avant 19h00, Popovici s'est d'abord illustré en décrochant son troisième titre continental de suite sur la course reine, au terme d'une finale d'un niveau exceptionnel.
Trois nageurs sont descendus sous les 47 secondes, mais c'est bien le Roumain qui a bouclé l'aller-retour en tête en 46 sec 56/100, soit le troisième meilleur chrono de l'histoire, à seulement 16 centièmes du record du monde du Chinois Pan Zhanle (46 sec 40).
Parti sur des bases très rapides, il comptait 43 centièmes d'avance sur le record du monde à mi-course. Mais le Russe sous statut neutre Egor Kornev a réussi à revenir sur le Roumain après la deuxième coulée, avant que Popovici n'accélère dans les derniers mètres. En bronze, le Hongrois Kristof Milak a également signé un temps canon en 46 sec 87/100.
- Curtis en démonstration -
"C'était une très bonne course, j'avais des concurrents très compétents, donc je veux les féliciter", a réagi le Roumain. "Ça a été vraiment très serré, et ça m'excite vraiment de voir à quel point ces rivalités peuvent devenir intéressantes à l'avenir."
Au sujet de son dauphin, titré mardi en finale du 50 m papillon, il a ajouté: "Il est pressenti comme l'un de mes principaux adversaires, il est vraiment rapide, vraiment bon. J'aime particulièrement sa façon de nager le 50 m nage libre, je trouve que c'est une oeuvre d'art. Sur ce terrain, le 100 nage libre, j'ai hâte de voir où cette rivalité va nous mener dans les années à venir."
Quelques instants plus tard, les spectateurs ont vibré devant l'exploit de Sara Curtis, qui a établi un nouveau record du monde du 50 m dos lors de sa demi-finale.
La nageuse de 19 ans a nagé en 26 sec 63/100, ôtant 23 centièmes à la précédente marque de l'Australienne Kaylee McKeown (26 sec 86) qui datait de 2023.
Grande révélation de la natation italienne depuis plusieurs années, la jeune nageuse, spécialiste du sprint en nage libre et en dos, s'était révélée chez les juniors avec de nombreuses médailles mondiales et européennes. Qualifiée pour les JO de Paris à seulement 17 ans, elle y avait atteint les demi-finales du 50 m nage libre.
Les Françaises en lice dans l'épreuve, Mary-Ambre Moluh et Analia Pigrée, la défieront jeudi soir en finale.
"Elle vient de faire une démonstration devant plusieurs des meilleurs dossistes de cette planète, donc c'est pas mal !", a réagi Pigrée en souriant.
- Une nouvelle finale pour Grousset -
La soirée a également été marquée par la 99e médaille internationale de la reine suédoise Sarah Sjöström, titrée sur 50 m papillon pour la sixième fois de son immense carrière.
Les seules tricolores engagées en finale ce mercredi soir, les relayeuses du 4x100 m nage libre, ont terminé au pied du podium.
A la lutte pour le bronze jusque dans les derniers mètres, les Françaises se sont fait passer sur le fil par les nageuses russes qui concourent sous statut neutre.
Elles ratent le podium pour seulement 22 centièmes, mais améliorent tout de même le record de France en 3 min 33 sec 91/100.
Enfin Maxime Grousset, champion du monde en titre de la distance, s'est qualifié pour la finale du 100 m papillon.
Le nageur de Nouvelle-Calédoniea nagé sa demi-finale en 50 sec 78/100, laissant le meilleur temps au Suisse Noé Ponti (50 sec 21). "J'ai été prudent, j'en ai un peu sous le pied", a-t-il assuré.
C.Campos--ECdLR